Les peintures fluides

L’utilisation des peintures fluides marque profondément la création de Jackson Pollock.

Nous allons nous intéresser plus avant à ces peintures, aux évolutions qui ont vu le jour dans les années 50 et qui ont permis d’accroitre les possibilités créatives, et, à beaucoup d’artistes de varier leur utilisation de la matière.

Mais pour traiter cette question, tentons de répondre à celle-ci  : qu’est ce qu’une peinture fluide ?

Les peintures dites « fluides » sont en fait des dérivés de ce qu’on utilise aujourd’hui couramment en peinture : l’acrylique.

En l’occurrence, la peinture dite acrylique est un mélange de pigment et de résine acrylique ou vinylique qui confèrent une grande élasticité à la matière. Cette technique est indélébile, diluable dans l’eau et s’utilise sur tout les supports. Cette peinture est visqueuse, épaisse,  élastique et liquide, d’où sont appartenance aux peintures dites fluides. Contrairement à la peinture à l’huile, l’acrylique sèche très rapidement et permet donc à l’artiste de travailler rapidement par couche et de jouer sur les effets de matière et de surface. Cette peinture peut en outre être mélangée à toute sorte de matières telles que le sable, permettant d’infinis effets de matière.

La peinture acrylique en tube quant à elle est mise sur le marché par Liquitex®  en 1955 sous l’impulsion des artistes muralistes américains Diego Rivera ou David Alfaro Siqueiros qui sera d’ailleurs à l’origine de l’intérêt de Pollock pour les nouvelles matières.

Dans la plupart de ces œuvres, et en tout cas durant toute la période des drippings (1947-1951), Jackson Pollock détourne et expérimente les possibilités nouvelles qu’offre ce médium. Cela passe évidemment surtout via la viscosité et le caractère liquide de cette peinture, qualités qui permettent facilement de projeter la peinture sur la toile et d’en saisir les effets les plus exceptionnels.